Extrait du T.U. n° 70 Exercice 1964 – 1965

 UNE EXCURSION A SAINT-PAUL DE VENCE

Perché sur sa colline, Saint-Paul de Vence domine les environs. Ses contours gracieux se détachent sur le fond bleu du ciel. On est presque troublé par la sérénité régnant dans le village, on y respire ce calme provençal si curieux pour nous étrangers. Rien ne manque, de la partie de pétanques aux ruelles étroites et sinueuses où pend la dernière lessive, et par-dessus tout çà, l’accent qui nous accompagne. Que dire de la cité elle-même, si ce n’est qu’elle brillait à nos yeux, tel un joyau. Les vieilles façades, les arcades, les lampadaires, un rien, accrochaient les regards.

Les fleurs à peine écloses couronnaient ce lieu de calme où chacun se sentait devenir un peu poète.

Lorsque vers le soir, le soleil se couchait, la ville était plus belle encore. Les artistes trouvaient là le lieu idéal de travail et il n’était pas rare d’en trouver , assis auprès des remparts, peignant ces ruelles typiques.

D’autres, dans leur atelier de céramique, laissaient libre cours à leur imagination, cherchant des formes parfois surréalistes.

La nuit venue, la cité s’endormait.

Quelque fois pourtant, un groupe d’étudiants troublait cette sérénité, parcourant les rues en tous sens, figé par moment, attendant la photo que l’un d’eux essayait de prendre. Mais bien vite, la nuit redevenait maîtresse de ce village enchanteur.

          Daniel LEMAHIEU

             Guy MOULIN