Le mot du Président

LE MOT DU PRESIDENT …..

A la recherche de nos racines……

 

C’est par la loi de 1842 que les dirigeants de notre jeune royaume imposent aux communes la création ou l’adoption d’une ou de plusieurs écoles pour y organiser un enseignement primaire performant. Pour former des maîtres compétents, la loi prévoit la création de deux écoles normales primaires, l’une en région flamande à Lierre et l’autre en région wallonne à Nivelles.

Ce seul établissement s’avère rapidement insuffisant et, en 1870, le ministre de l’Intérieur désigne la ville de Mons comme siège d’une nouvelle école normale. C’est en 1876 que les nouveaux bâtiments sont inaugurés et que l’ouverture des cours est programmée. Les premières promotions remontent donc aux années 1880.

Ces jeunes anciens se retrouvaient-ils en certaines occasions ? Nous ne pouvons y répondre car, «  éternel problème des archives ! », nous n’avons pas de documents à notre disposition. Ceux de l’école auraient été détruits ou dispersés lors des deux guerres et ceux du Ministère seraient partis en fumée dans un dramatique incendie.

Heureusement pour nous, en 1976, lors des festivités du centenaire de l’école, le directeur de l’époque avait demandé au professeur d’histoire, Julien Merckx, de réaliser une « Histoire de l’école ». A l’époque, ce dernier pouvait encore compter sur «la personne ressource » providentielle et exceptionnelle, Maurice Wauquier, ancien économe et professeur de travail manuel. Celui que nous appelions familièrement ‘Bouboule’, était la mémoire de l’école. Il avait publié une histoire anecdotique de l’Ecole normale de Mons qui n’a jamais été retrouvée ainsi qu’une chronique de l’école dans les premiers numéros de la revue Trait d’Union, dès 1938. Il était, aussi et surtout, l’un des membres fondateurs du ‘Cercle des Anciens’ dont il assurait le secrétariat.

Si, depuis lors, la société a subi d’énormes mutations, l’école, elle aussi a connu de profondes transformations.

De la petite cellule artisanale, presque familiale, du départ, elle s’est intégrée dans la grosse entreprise industrielle qu’est la Haute Ecole de la Communauté française en Hainaut.

C’est dire si les rapports maîtres-élèves ont changé et si les sentiments d’amitié, de fraternité, de convivialité et de solidarité ont beaucoup souffert.

Notre propos n’est certainement pas de retracer l’histoire de l’école ni celle du Cercle des Anciens. La première a été magistralement réalisée par Julien Merckx sous le titre : ‘Cent ans au service du peuple ‘. La seconde est sortie en 2008 pour la même circonstance, sous la forme d’une plaquette : ‘ L’Amicale ….. cette sinusoïde….. un parcours centenaire.

Ce n’est qu’en 1908 qu’une poignée d’anciens créèrent un cercle destiné à maintenir les liens de bonne camaraderie qui doivent exister entre les diplômés d’une école, créer un bureau de placement destiné à faciliter à ses membres la recherche d’un emploi et à octroyer des bourses d’études aux normaliens nécessiteux…..

Si l’on s’attarde sur le second point, nos objectifs sont restés sensiblement les mêmes…

Nous tentons, vaille que vaille, de poursuivre le sillon, tout en nous demandant si nous ne sommes pas devenus des nostalgiques attardés livrant un combat d’arrière-garde que l’on pourrait croire perdu d’avance …. !

Mais nous gardons la Foi !

Nous nous efforçons de maintenir ce trait d’union qui doit relier l’école, les anciens et les étudiants.

Nous programmons chaque année une journée de retrouvailles où les promotions sont mises à l’honneur.

Nous aidons, dans la mesure de nos moyens, les étudiants qui connaîtraient des problèmes financiers. L’Amicale soutient également financièrement la réalisation de projets pédagogiques intéressants. Depuis bientôt 10 ans, nous organisons dans l’auditorium Abel Dubois, un remarquable parcours dialectal qui, avec beaucoup de succès, met en évidence le picard de nos différents terroirs.

Et surtout, nous éditons régulièrement une revue trimestrielle qui connaît probablement la période la plus faste de son histoire.

Un chaleureux bravo à tous ceux qui prennent la plume pour faire vivre notre Trait d’Union et un immense merci à tous ceux qui s’impliquent dans tous les secteurs de nos activités.

Car la vie de l’Amicale n’a pas été un long fleuve tranquille …

Comme nous l’avons déjà dit, sa courbe a été une longue sinusoïde…avec beaucoup plus de bas que de hauts…. !

Elle a connu des heures de gloire à des moments cruciaux comme le cinquantenaire de l’école en 1926, les fêtes du 75ème en 1951, le centenaire en 1976…..parfois aussi sous l’impulsion de directeurs, présidents ou personnages particulièrement emblématiques et motivés qui tiraient l’Amicale vers les sommets ….

Mais, à côté de ces moments euphoriques……que de creux….que de tunnels interminables……..que de traversées du désert au cours desquelles notre T.U. disparaissait ou était réduit à une simple feuille publiée en toute urgence à la veille de l’Ascension, autrefois journée incontournable, pour inviter les quelques ‘ irréductibles gaulois’ à participer aux ‘ agapes fraternelles’ ….. !

Heureusement, ces moments difficiles sont oubliés ….La dernière tornade remonte à l’an 2000 lorsque le comité s’est trouvé brusquement décapité.

Mais, une fois encore, de nouvelles bonnes volontés ont émergé et remis ‘ l’embarcation à flots’…..

Une nouvelle équipe s’est mise en place et les différentes attributions redistribuées équitablement.

Si, dans une association, un secteur pose souvent problème, c’est bien celui des archives. C’est un travail ardu, long, confidentiel, méthodique qui demande patience, précision, persévérance…..et pour lequel, on ne se bouscule pas au portillon.

Là aussi, nous avons eu beaucoup de chance …..Nos amis Bernard Robert et Francis Dept ont relevé le défi !

Nous les appelons nos deux ‘ moines bénédictins’ !

Depuis près de 5 ans, ils se rencontrent deux fois par mois, s’enferment dans leur alcôve et lisent, décryptent, identifient, classent tout ce qu’on leur confie : photos, palmarès, articles, promotions, diplômes, registres et documents les plus divers.

Ce travail terminé, et pour s’intégrer dans les techniques modernes de communication, ils se sont attelés, avec l’aide d’un informaticien, à numériser les documents et à les insérer dans un site annexe de celui de l’Ecole normale ; où il sera accessible à tous : anciens, étudiants ou chercheurs…..

Nos archives seront ainsi sauvées !

Quel travail titanesque réalisé par ces travailleurs de l’ombre !

Nous ne pouvons que féliciter chaleureusement nos deux fourmis laborieuses et les assurer de toute notre gratitude pour avoir résolu ce problème que l’on croyait insoluble !

Tous les anciens leur en sont reconnaissants !

                                                               Ce 6 février 2015.

                                                               Ovide CANSELIET,

                                                                Président.

                                                               

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